Un texte signé Michele Corti , Ruralpini -17.11.2013 -accompagné d'une réflexion du secrétaire de l'Association piémontaise Alte Terre, montrent comment est perçu le Projet WolfAlps par certains montagnards concernés.

Traduction :


  On obtient de gros financements pour alimenter les dépenses clientélistes du système des Parcs avec le mensonge scientifique complaisant du loup "espèce toujours en risque d'extinction". Une insulte aux paysans et aux bergers. L'argent n'est que pour l'agriculture industrielle et la wilderness. Il est temps de se rebeller. La compagnie des Parcs, avec l'énième projet pro loup, se partage un gâteau de 7,15 millions d'euros. Dans une totale indifférence de la politique pour la montagne, que verts et spéculation capitaliste ont tout intérêt à faire disparaître. Voilà un exemple évident de "l'escroquerie écologique". Les amis du loup "progressistes" et "démocratiques" s'engraissent aux dépens des bergers qui vivent de très fortes difficultés physiques et psychologiques pour défendre leurs animaux des prédateurs. Avec un Etat qui se tient à coté des nouveaux hobereaux des privilèges féodaux et de l'oppression populaire et qui empêche les bergers de défendre leurs animaux, et qui, à la différence de pays civilisés, empêche tout contrôle légal du prédateur (que les braconniers se débrouillent avec la patate chaude ! il suffit qu'ils ne se fassent pas prendre la main dans le sac !). Pour les ours, loups, lynx, le permis de tuer. Pour les bergers, les dégâts et les persiflages. En plus de remplir les poches des proches des Parcs les millions de WolfAlps servent aussi à faire de la propagande (au pire sens des régimes totalitaires) et expliquer que les loups sont des animaux très timides et que s'il y a des dégâts c'est seulement la faute des bergers rustres et ignorants. Aux temps de Boleslao et de Ladislao, il y avait peut-être plus de démocratie. A la suite le commentaire de Mariano Allocco, secrétaire de Alte Terre, une association à qui cela ne convient pas que le montagnard soit le nouveau serf de la glèbe. Et tant que la liberté d'expression est encore permise nous disons ensemble avec Alte Terre que c'est une insulte non seulement aux bergers mais aussi à tant de personnes en difficultés de permettre que les parcs puissent encore gaspiller de l'argent public provenant des impôts de gens qui ont bien du mal à joindre les deux bouts.

 


 Mon poder es que de dire (Mon pouvoir n'est que dire) 

Mariano Allocco Secrétaire Alte Terre

 

Maintenant que les financements nationaux s'évaporent c'est la capacité d'un projet pour accéder aux fonds structurels européens qui se retrouve gagnante. Et dans ce contexte extrêmement compétitif il semblerait évident d'avoir une direction qui mette l'ensemble dans un dessin architectural partagé, mais il n'en est rien.

Un cas pour tous ? : le projet WOLFALPS, un cas d'école de désorganisation institutionnelle au niveau central, d'absence d'autorité des collectivités locales et d'utilisation imprévoyante de fonds structurels européens.

“The ultimate goals of the WOLFALPS project is to implement and coordinate wolf conservation actions core areas and beyond in the Alps ecosystem, from West to East, to further support the natural wolf alpine recolonization process” [1].

Voici la première phrase des "objectifs et actions" du projet WOLFALPS (le montant est de 7.155.155 euros !) présenté par certains parcs nationaux alpins et autres acteurs, le chef de file étant le Parc Naturel des Alpes Maritimes.

J'ai de suite buté sur cette phrase.

Je me suis lu le projet, il est pensé et écrit d'une façon très professionnelle et il est taillé sur une vision du monde alpin couvert de forêts peuplées d'animaux sauvages, mais sans l'homme qui y vit.

L'idée que les Parcs organisent une action avec des objectifs qui sortent de leur cadre pour se donner une mission pan-alpine inaugure de nouveaux scenarios intéressants sur les montagnes.

Dans le silence distrait des institutions locales, je vois plutôt un signe de faiblesse et une absence de stratégie politique, presque une capitulation résignée face à une politique de montagne soigneusement projetée ailleurs.

Pour l'accès aux financements européens il faudrait organiser au plus vite au niveau régional une cabine de contrôle, sinon ici c'est le premier qui se lève le matin qui invente quelque chose et ce n'est pas bon. L’UNCEM se tait, peut-être aussi engagé à promouvoir un scénario vert pour les Alpes ?

Depuis des années les Communautés montagnardes ont été mises en situation de ne pas nuire, et sur les grandes actions qui impactent la vie dans les montagnes la situation est en train d'échapper aux montagnards et d'aller vers une dérive qui frise l'anarchie.

Qui a voix au chapitre quant à l'avenir de la vie dans les alpes ? Est-ce que cela convient à tout le monde qu'on se bouge en ordre dispersé avec des initiatives improvisées pour attirer des financements possibles sans stratégie d'ensemble, en passant constamment par dessus les intérêts de ceux qui la vivent la montagne ? Croit-on que les Alpes puissent rivaliser avec le Canada ou la Russie en devenant une unique grande forêt peuplée d'animaux sauvages ? Est-ce là l'objectif qu'on veut rejoindre ? L'histoire enseigne autre chose.

Avec le projet WOLFALPS les parcs, "primum vivere"(vivre d'abord), visent leur survie, et ce projet aussi pharaonique qu'improvisé sera garanti par un peu d'oxygène et ne sera sûrement contrarié par personne au niveau institutionnel. Mais pour moi, la présence du loup décidée et gérée de cette façon je la vis comme une limitation de la liberté, valeur qui autrefois n'était pas négociable pour les montagnards.

Il est certain que si j'étais dans une position "délibérante" je serais déjà depuis un moment sur mon cheval, mais aujourd'hui mon pouvoir n'est que dire, aucun danger, sur ce projet la seule voix qui sort de ce choeur silencieux reste la mienne !

Un minimum de sagesse et de clairvoyance devrait pourtant faire comprendre que les Alpes et le Piémont méritent une politique de montagne d'un autre souffle.

 

[1] http://www.parcovalgrande.it/albOnline/2012/PNVGRdocumento15102-allegato1.pdf

Pour ceux qui lisent l'anglais le pdf en lien ci-dessus est laprésentation complète dudit "Projet Wolf Alps"


 Source de l'article :http://www.ruralpini.it/Commenti17.11.13-Imbroglio-ecologico-WolfAlp.html

 

anno 2010


 

 

Imbroglio ecologico: Wolf Alp

(17.11.13) Con la compiacente menzogna scientifica del lupo specie sempre a rischio di estinzione si ottengono grassi finanziamenti per alimentare le spese clientelari del sistema parchi. Un insulto a contadini e pastori. I soldi ci sono solo per l'agricoltura industriale e la wildernss. E' ora di ribellarsi

http://www.ruralpini.it