Il a déjà été publié sur ce blog les traductions de deux articles de l'excellente revue LA SPIA DELLA MAREMMA, celui écrit par Lucia MORELLI et l'interview du président de la société agricole coopérative de MANCIANO.

Nous rapportons ici une présentation de la revue qui est la réflexion de Michele CORTI du site RURALPINI.  


La stratégie de la secte tombe en morceaux. Jusqu’ici elle avait réussi à faire passer une représentation facile du conflit social autour de la réintroduction du loup. Lequel se trouvait réduit à un affrontement entre des bergers rétrogrades et ignorants et des experts super scientifiques, auto légitimés s’occupant du sujet de façon monopoliste, en vertu d’un savoir scientifique ‘lupologique’ auréolé d’une aura mystique de sacralité naturaliste.


La stratégie du lobby du loup se retourne aujourd’hui contre ceux qui, depuis des années, profitant de financements à hauteur de millions, ont agi avec arrogance, au mépris des composantes de la société, avec une piètre connaissance des systèmes agro environnementaux. Ce qui donne un coup de frein à la lupologie - émergeant du dossier « La Spia della Maremma » - c’est la contestation qui provient de la Maremme et qu’on peut résumer ainsi : « Vous autres lupologues, avec vos projets, avec votre prétention à imposer une super protection même quand elle est devenue inutile et nuisible (mais qui servait à augmenter au maximum l’importance de l’effectif des loups ainsi que son aire, au delà de toute considération écologique et sociale) vous avez mis en danger l’identité génétique de l’espèce sauvage autochtone. Vous avez sapé les bases de la légitimité sociale de sa protection et toute justification (par des exigences protectionnistes élevées) de la contrainte prévaricatrice de très forts impacts sur les systèmes pastoraux et d’élevage extensif soutenable ».


La revue La Spia della Maremma marque un bond en avant dans la qualité du débat sur le « retour » (spontané ?, artificiel ? "assisté"?) du loup.


En plus de donner la parole aux bergers et à la filière de la production de fromages de brebis la revue a ouvertement donné la parole aussi à ceux qui ne sont ni bergers, ni éleveurs. A ceux qui n’ont aucun intérêt économique direct dans la filière mais qui se rendent compte que le fétichisme du loup, au moins dans beaucoup de contextes environnementaux, n’a rien à voir avec le maintien d’un territoire biodiversifié et résilient. Paradoxalement, et là ce sont les biologistes et les naturalistes qui l’admettent, la politique de diffusion du loup et de super protection de l’espèce - indépendamment des contextes environnementaux - s’est retournée contre le loup lui-même en tant qu’espèce. Indépendamment de la volonté d’instrumentalisation de la lupophilie organisée, consistant à trouver une diversion, un coupable sur qui faire porter les dégâts du loup, il est bien certain que le phénomène de l’hybridation existe.


Mais il ne faut pas oublier non plus que le comportement du loup « pur » s’adapte aux contextes historiques et écologiques et qu’attribuer seulement aux « hybrides » une plus grande confiance pour s'approcher des villages et des hommes (et donc aussi un risque accru d’agressions contre les humains) est encore l’énième manipulation de la loge du loup. Loge dont la situation est en train d’échapper à son contrôle et qui s’est fourvoyée toute seule dans un cul-de-sac, comme quand on raconte des mensonges toujours plus gros pour couvrir les premiers.


Il devient ardu de justifier le régime de super protection face au nombre important et croissant de la population lupine (tenu secret). Il devient difficile de se défendre des considérations de ceux qui pensent que la responsabilité de ce phénomène d'hybridation est  le régime de super protection de tous les individus de la population. Super protection qui empêche de supprimer les spécimens en dispersion vers des territoires qui ne sont pas toujours adaptés et en tout cas susceptibles de se reproduire avec des chiens. Il devient embarrassant de répondre aux accusations qui pleuvent aujourd’hui de manque de transparence, d'auto-référentialité et de manipulations, ne venant pas seulement des milieux les plus proches du pastoralisme mais aussi de ceux qui s’occupent et se préoccupent d’environnement et du territoire.

 

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SOURCE : http://www.ruralpini.it/Commenti02.03.14-Dibattito_sui_lupi.html

 

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