ADOPTE UN LOUP, ÉLÈVE UNE BREBIS - est une campagne originale lancée par l'éleveur Dino Mazzini, de Casa Capuzzola, début 2008, s'adressant aux écologistes et aux amoureux du loup en général, afin de les faire participer au maintien du loup en se chargeant de leur nouriture de prédilection : la brebis.  Comment ? en leur poposant d'élever des brebis à distance dans sa ferme ! (Réglement de cette offre ci-dessous). 

 

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 Traduction:

ADOPTE UN LOUP, ÉLÈVE UNE BREBIS : RÈGLEMENT de PARTICIPATION


1) L’exploitation agricole Casa Capuzzola lance la campagne « ADOPTE UN LOUP, ÉLÈVE UNE BREBIS » qui consiste à élever des brebis à distance et s’adresse aux citoyens amoureux du loup qui veulent par ce moyen contribuer au maintien du prédateur, autrement en risque d'extinction.


2) pour adhérer à cette initiative, il faut verser à l'avance à l’exploitation agricole la somme correspondante au coût de l’élevage annuel en Agriculture Biologique d’une brebis qui ne donnera pas de revenus (le loup n'est malheureusement pas en mesure de payer ses repas). Pour l'année 2008, le montant est fixé en euro à 200,00 (deux cent/00) pour chaque brebis élevée à distance.


3) il est possible d’élever à distance un nombre de brebis compris entre 1 minimum et 5 maximum (l'exploitation ne dispose pas d'espace pour un grand nombre de brebis et il y a trop d’amoureux du loup pour pouvoir tous les satisfaire)


4) afin de faciliter une adhésion massive à l'initiative, il est prévu des réductions spéciales pour : A) les politiques qui jusqu'ici se sont désintéressés du problème, en particulier s’ils appartiennent à la gauche-verte. B) les écologistes, qui jusqu'à présent pour aider le loup n’ont eu comme seule possibilité que de financer leurs associations (maintenant, s'ils le souhaitent, en complément ou en alternative à leur carte annuelle d’adhérent à leur association, il peuvent, ici, chez nous, aider le loup de manière beaucoup plus directe et sure !) C) Les amoureux du loup en tant que tel, même s'ils ne sont inscrits à aucune association, surtout s’ils sont convaincus que ce magnifique animal ne s’intéresse pas aux élevages ovins. D) les amateurs de jeux de hasard: vous ne pourrez jamais être certain que votre brebis élevée à distance sera effectivement la proie du loup. L'événement a une forte probabilité (40 brebis sur 100 présentes dans l’exploitation ont été des proies au cours des 36 derniers mois), mais rien n’est sur. Une brebis toujours survivante est cependant prête pour une prochaine virée du loup !


5) Lors de l'adhésion, il vous sera délivré le certificat d’élevage à distance d’une brebis préalablement choisie avec la photographie de l’animal en bonne santé. Tous les deux mois, il vous sera envoyé, de préférence par courrier électronique, un rapport sur l'existence et l'état de santé de la future probable proie du loup. Si la brebis élevée à distance est tuée ou mangée par le loup, nous enverrons par courrier postal prioritaire (l'envoi par courrier recommandé est en option) la photo de la brebis morte la plus détaillée possible, le certificat vétérinaire de mort par dévoration, et le certificat « authentique ami du loup » qui ne peut s’obtenir que de cette façon. Si l'éleveur de brebis à distance le souhaite, il pourra venir à la ferme recueillir ce qui reste de sa brebis, qui n'a pas été dévoré par le loup, pour le remettre aux entreprises d’équarrissage (obligatoire), s’il est disposé à en assumer les frais lui-même, ce sera encore mieux (au bout du compte, c’est sa brebis, non?)


6) au cas où la brebis élevée à distance venait à mourir pour d'autres raisons (très peu probable, mais toujours possible) elle sera remplacée par une autre brebis de même catégorie. L’éleveur à distance en sera immédiatement informé.


7) il faudra considérer comme une proie du loup toute brebis disparue des pâturages à l’occasion d’événements où le loup en aura dévoré d'autres. Dans ce cas, nous enverrons à l'éleveur à distance un certificat de mort présumée dans la gueule du loup et il sera prévu une forte réduction pour l'élevage d’une autre brebis de même catégorie.


8) toutes les astuces utilisées jusqu’à ce jour pour tenir les brebis enfermées dans des enclos et partiellement protégées des attaques de loups seront maintenues dans l'exploitation. De même que n’est pas exclue l’expérimentation de nouveaux systèmes de dissuasion inoffensifs pour le loup : effaroucheurs acoustiques et/ou lumineux, clôtures électrifiées, émetteurs d’odeurs d’humains non lavés (l'homme est le pire ennemi du loup), ou tout autre qui sera suggérée par les experts lupoloques .... De cette façon, nous garantissons aux éleveurs de brebis à distance que seuls des loups intelligents, en bonne santé, capables de franchir les clôtures et d’effrayer les chiens de protection pourront attaquer leurs animaux. On favorisera ainsi une bonne sélection au sein de la race lupine : il n’est pas positif que les brebis soient des proies faciles permettant de survivre à des loups stupides, estropiés ou présentant une déficience susceptible d’être transmise à la descendance.


9) la campagne est soumise à échéance et ne vaut qu’en fonction de la disponibilité du stock alimentaire actuellement présent pour le loup (environ 70 brebis).


10) les lois actuelles dédommagent les élevages ovins où le loup mange les brebis en restituant seulement 90% de la valeur du marché pour les animaux proies, uniquement à condition de les retrouver mortes ou partiellement dévorées. Ce montant est insuffisant pour le maintien annuel des proies des loups. C'est la raison de notre initiative. L’exploitation agricole, après avoir consacré des années au maintien du loup, aujourd’hui n'a plus les fonds nécessaire pour continuer à fonctionner. Le loup risque ainsi de perdre une importante source de nourriture. La campagne « Adopte un loup, élève une brebis » sera cependant suspendue en cas de modification de la loi en vigueur, avec la prévision de vrais dédommagements à l’exploitation suite aux attaques du loup qui permettraient la poursuite de son activité.


Ces dédommagements, à la différence d’aujourd’hui, devront comprendre aussi :


  a) le dédommagement de la valeur totale de l'animal, en fonction de son âge, de son état productif, de sa génétique, y compris les animaux disparus des pâturages pendant les prédations.
  b) le dédommagement des frais vétérinaires obligatoires pour la certification de la mort de la brebis.
 c) le dédommagement des frais obligatoires pour l'élimination des carcasses des brebis retrouvées mortes et /ou partiellement dévorées par le loup.
 d) le dédommagement du coût important supporté par l'éleveur pour maintenir à l’intérieur de la bergerie les animaux survivants dans les jours et les semaines consécutives à l’attaque.
 e) le dédommagement du manque de production de lait et / ou dérivés lié aux brebis tuées ou disparues du troupeau, et de la baisse de production des survivantes liée au stress (avortements, chute de lait, etc...)
 f) le dédommagement des frais vétérinaires, du coût des médicaments et du temps passé par l'éleveur à soigner ses brebis blessées par le loup.
 g) le dédommagement du temps passé par l'éleveur à rechercher les animaux disparus, à récupérer les blessés et les morts.
h) le dédommagement des frais de transport d’animaux achetés à d'autres exploitation pour remplacer dans le troupeau ceux perdus.


Pour en savoir plus, clique ici : http://www.casacapuzzola.it/varie/reg_willupo.html


Pour adhérer à l’initiative, écris à info@casacapuzzola.it

 

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SOURCE : Site de CASA CAPUZZOLA (Dino Mazzini)

Résumé de l'histoire de Dino en français

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