Après qu'un certain nombre de loups tués (ou loups hybrides) aient été déposés dans des lieux publics en Toscane (ou bien qu'on ait choisi d'exposer uniquement la tête pour marquer davantage les esprits), c'est près de la frontière franco-italienne - à Ormea dans le Piémont - qu'une tête de loup a été retrouvée au bord d'une route nationale (fin juillet 2015).

Ci-dessous, la traduction d'un article de Ruralpini publié le 30/07, signé Michele Corti.


http://www.ruralpini.it/lupi(30.07.15)Protesta_sociale.html

 

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Le projet dirigiste de la Région Piémont d’agrandissement et d’union de parcs des Alpes de Cuneo n’a tenu compte ni de l’opposition des collectivités locales, ni de celle des catégories professionnelles impliquées qui n’ont même pas été sollicitées. D’où un climat de forte tension qui a conduit à un acte retentissant.

 

Cuneo : loups et parcs imposés à la montagne de façon autoritaire

Une tête de loup coupée et sanglante à été attachée à un panneau d’information de l’ex communauté de montagne de la haute vallée du Tanaro au bord de la route nationale du Col di Nava à Ormea, seule commune favorable à l’agrandissement du Parc (parce que son maire PD, comme le conseil régional, espère le siège de président). Il s’agit d’une forme dure de protestation sociale, celle qui, en Toscane, a permis de secouer (un peu, tout au moins) les politiques et les organisations syndicales indifférents aux dommages gravissimes subis par le pastoralisme. Une protestation compréhensible (s’il ne s’agit pas d’une mise en scène pour favoriser l’approbation de la nouvelle loi sur les supers parcs), mais qui fournit des alibis à l’éco-pouvoir, aux puissants lobbies du rewilding. Toujours est-il que les formes de protestation des éleveurs et bergers français sont préférables.

 

 

tete de loup ormea

 

Dans la nuit du 26/27 juillet, une tête coupée et sanglante a été attachée à un panneau d’affichage de l’ex Communauté de montagne de la haute vallée du Tanaro sur la nationale du Col di Nava (à 7 h du matin quelqu’un l’avait déjà photographiée et diffusé l’image). A la suite de cela, les politicards et les administrateurs hypocrites qui ont bradé la montagne, soldats au service de la politique de parquisation du territoire menée avec zèle par la région Piémont, se sont adonnés à un concours de déclarations faites de grands mots, dans le plus pur style politiquement correct, pour exprimer leur indignation de circonstance.

Le fait que 48 heures après la découverte de cette tête la loi régionale sur les zones protégées, contestée par toutes les municipalités, soit passée et que cela ait permis à certains de se glisser dans la rhétorique du « en avant toute, ne nous laissons pas intimider » pose de nombreuses questions.  S’agit-il d’un acte spontané ou piloté ?  

Il est certain qu’il est l’expression d’un climat de forte tension caractérisé par l’exaspération de ceux qui se trouvent à la merci des loups et doivent subir les diktats de Turin. Le programme de renforcement des parcs avec différents projets proloup s’insère dans le cadre du programme idéologique de rewilding des zones rurales et de montagne européennes décidé par les puissants lobbies ayant une forte capacité d’influence à Bruxelles.

 

 

ecole

 

En réalité la forme de protestation (ou de fausse protestation) qui se manifeste à Ormea se situe dans un contexte local où il n’y a pas seulement un débat très dur au sujet de l’agrandissement du Parc du Marguareis et de sa fusion avec celui des Alpes Maritimes (véritable « centrale du loup »), mais également une opposition entre l’actuel Maire d’Ormea  (Ferraris) et les alpagistes accusés de mettre à mal la sécurité des touristes avec leurs chiens de protection de troupeau (bergers des Abruzzes et chiens des Pyrénées). Chiens imposés par les Parcs et les écologistes et aussi par la Région Piémont qui conditionne l'octroi de subventions pour « la défense contre les loups » à l’utilisation de tels chiens de protection. (voir la traduction de cet article de Ruralpini). Ferraris avait menacé de ne plus accorder de pâturages communaux aux alpagistes et aux bergers qui utiliseraient plus d’un seul chien, ce qui était en totale contradiction avec les indications de la Région car celle-ci lie l’attribution d’une contribution financière à l’utilisation d’un nombre de chiens adapté à la taille du troupeau ovin/ bovin. Il faut ajouter que l’année dernière Ferraris a succédé au Maire Benzo qui s’était courageusement positionné contre la politique et la bureaucratie en défendant la montagne et l’autonomie des municipalités (voir l'article de Ruralpini). Ajoutons aussi  qu’il y a de féroces polémiques au sein du Conseil municipal  à propos de la non réalisation d’un projet « filière bois », la minorité soutient que la nouvelle administration l’a fait échouer uniquement pour se venger.

Et puis comment ne pas relever que le maire d’Ormea est le seul en faveur de l’agrandissement du Parc, et ce n’est pas tant par proximité politique avec le Conseil régional (PD) que pour pouvoir devenir candidat au fauteuil de super président du nouveau super parc. (en admettant qu’un personnage comme Erbì n’ait pas gain de cause; Erbì, l’actuel commissaire extraordinaire a déchiré au bon moment sa carte de la Ligue pour prendre celle du PD, ce qui est révélateur de la tension éthique qui anime les parcs, sordides centres de pouvoir et de clientélisme)

 

veau tué

Une vache Piemontaise "proteste" à sa façon contre la mort de son veau tué par les loups. Pour les animalistes ces souffrances ne comptent pas.

 

  

Le colonialisme "vert" imposé en profitant du dépeuplement

 

Les Alpes occidentales (entre la Ligurie de ponente et la province Granda) ont été touchées par une forme de dépeuplement précoce et pathologique désertifiant des territoires de montagnes intensément anthropisés, riches de témoignages historiques et artistiques.

 

spopolamento

Variation de la population (humaine!) dans les communes de l'arc alpin - en bleu : chute démographique, en rouge : augmentation, en jaune : stagnation.

  

L'exode de la montagne, qui avait déjà commencé au début du 20ième siècle, a connu  une recrudescence pendant les années du « boom économique » coïncidant avec les transferts massifs de ruraux - provenant des régions méridionales mais aussi des Alpes occidentales - vers les usines de Turin. Cela ne s’est pas arrêté au cours de la phase successive (voir la figure plus haut), alors que sur le versant français ce mouvement de fort dépeuplement, qui avait déjà commencé au 19ième, a pu s’inverser.

 

pd1

Densité démographique de l'arc alpin

 

 

Dans les immeubles des lobbies de Bruxelles on a bien en tête le cadre démographique actuel des Alpes. Il est évident que pour la politique de rewilding la zone la plus « prometteuse » est celle des Alpes maritimes (où la récupération sur le versant français a évité que les Alpes du Sud ne deviennent le « trou démographique » de l’ensemble de l’arc alpin).

Qu’elle soit « naturelle » ou « assistée » c’est ici, dans le Parc du Mercantour (dont on voudrait faire, avec le nouveau parc du versant italien, un énorme parc transfrontalier), que s’est développée la stratégie qui a permis le retour du loup dans la moitié de la France aujourd’hui (dans des circonstances de toute manière ambiguës puisqu’on a gardé pendant un temps le secret sur la présence des loups).  

Les ambitions des technocrates verts voient cette zone alpine comme le lieu d’Europe où expérimenter le modèle nord américain (où les parcs ont été créés dans des aires désertes).  Ce qui implique une forte concentration de la population, l’abandon des plus petits centres habités, la cessation graduelle des activités traditionnelles (alpages, utilisation des bois) et du tourisme, c'est-à-dire de toutes ces activités qui justifient la permanence d’habitants dans les bourgades et qui revitalisent, au moins pendant certaines périodes de l’année, une réalité sociale aujourd’hui asphyxiée. Aujourd’hui on vit encore largement de pensions en montagne mais avec les « réformes » il est facile de prévoir que cette source de revenus de subsistance cessera et qu’en l’absence de relance des activités agricoles, artisanales, touristiques (à petite échelle) la montagne nourrira. Bien sûr cela n’est pas dit mais on cherche à poser les bases de ce « développement » qui est favorisé par des processus comme la bureaucratisation croissante et la perte d’autonomie des municipalités.

Les difficultés rencontrées par le projet Life ursus dans le Trentin (où l’on veut « vendre » le parc de l'ours dans un contexte de forte densité démographique et d’industrie touristique prospère), suggèrent de miser de manière plus déterminée sur des politiques de dépeuplement (ouvertement théorisées en Suisse où l’on programme de « fermer » des communes marginales en coupant tout service et  subvention) et, à court terme, de réaliser dans les Alpes occidentales une politique « verte » plus organique.

 

vache tuée

Vache tuée par les loups dansun alpage à Limone, Piémont

 

Des formes de protestation sociales « archaïques » reviennent

L'exécration consécutive à l’exposition de la tête de  loup à Ormea représente une expression évidente de l’hypocrisie ordinaire. Quand ce sont des brebis, des veaux et des vaches qui meurent en série, ces messieurs, serviteurs du pouvoir, ne bronchent pas. Ils réprouvent même ceux qui publient les photos de ces pauvres animaux mis en pièces. Il n’y a aucune pitié, pas même pour les animaux qui meurent après d’atroces souffrances dévorés vifs et les boyaux à l’air. Par contre la tête coupée d’Ormea a suscité une vague d’horreur.

Il est clair que le loup est l’animal de ceux qui sont proches du pouvoir, de ceux qui s’identifient à la culture dominante et à ses expressions et mystifications idéologiques, de ceux qui s’engraissent grâce aux parcs et aux projets européens sur le dos des alpagistes, des bergers, des gens des bourgades isolées. Ces derniers ont de plus en plus peur pour leur propre sécurité et les alpagistes/bergers, souvent suivis par des loups, demandent le droit au port d’arme.

Etre du coté du loup et exécrer hypocritement son abattage (systématique dans toute l’Italie à cause de la croissance de l’espèce et de l’absence d’un quelconque contrôle  légal) est vraiment un très bon moyen de signaler son conformisme social, de ne pas risquer d’être marginalisé, d’être accepté et rétribué.  Des mécanismes bien rodés de stigmatisation sociale et culturelle veillent à appliquer la marque de « rustre ignorant » à quiconque ose se situer du coté des bergers, des montagnards et faire valoir des raisons culturelles, écologiques, sociales contre la politique proloup. Et comme dans les cercles politiques, intellectuels et académiques italiens, on n’a jamais brillé par anticonformisme, et encore moins par sympathie pour le monde rural, il ne peut certainement pas se produire ce qu’on a vu en France où des chercheurs et des intellectuels ont signé un manifeste pro berger et anti loup. Le fait que Carlin Petrini ait signé ce manifeste alors que  Slow Food  est bien rangé du coté proloup est paradoxal mais aussi emblématique (difficile de comprendre comment Slow Food pense ainsi défendre les fromages rares d’alpages).

Pendant que de l’autre coté des Alpes la contestation anti-loup s’organise et se politise, la différence de climat social et culturel entre la France et l’Italie fait qu’en Italie, en l’absence de canaux légaux, elle doive prendre les contours de la contestation « archaïque ».

 

france

 

 

Un conflit social dur

 

La souffrance des alpagistes, des bergers, des habitants des bourgades, ne peut pas s’exprimer à travers des formes éprouvées de représentation et dispose de bien peu de canaux pour porter jusqu’à la sphère publique les raisons de la contestation.

Ainsi la contestation sociale, comme une masse d’eau qui doit trouver le moyen de se déverser quelque part, émerge sous des formes archaïques crues et violentes. Les belles âmes progressistes, démocratiques, de « gauche » savent bien comment sont les choses, elles savent bien comment – encore au 19ième siècle et même dans le Nord de l’Italie – les troubles sociaux, les abus de pouvoir des classes dominantes et de l’appareil de répression d’état à leur service, se manifestaient par un flux de vols champêtres et de violences, seule forme de résistance sociale permise dans ce contexte de domination de classe féroce.

Aujourd’hui, avec le déplacement graduel du pouvoir politique vers les centres de pouvoir ploutocratique opaques (les supers lobbies et les agences de rating comptent davantage que les organes « officiels » du pouvoir politique), avec la dégénérescence du processus démocratique et les simulacres de participation pur exercice procédural, nous sommes en train de revenir à des situations analogues et le conflit social, la lutte des classes (que la « gauche » proclame reléguée au grenier) prenant de nouvelles formes sont loin d’être « dissous » dans la société liquide.

Il y a une conscience grandissante de la part des « victimes » que la politique (ou mieux la « biopolitique ») animal-écologiste représente une forme nouvelle et impitoyable de colonisation de la montagne qui utilise le loup (ou l’ours) comme levier.

Au-delà de l’autoréflexion stratégique sur le conflit de classe qui se déroule, il y a, pour ouvrir les yeux aux aveugles et demander justice, les sept millions d’euros du Projet Life WolfAlps, énième projet proloup, géré par le parc des Alpes Maritimes  (la « centrale ») alors qu'en même temps il n’y a pas d’argent pour les écoles et pour les routes (évidemment, sans routes et sans écoles on accélère le rewilding).

 

 

passage du tour

 Gap, 22 Juillet: lors du passage du Tour de France un millier d’éleveurs ont protesté contre la politique proloup (avec certains maires en tête)

 

Des actes illégaux. Mais de l’autre coté il y a des règles socialement iniques basées sur de fausses motivations

La protection absolue du loup, qui est à la base de la politique soutenant son expansion dans une fonction sociale anti-rurale, n’est motivée que par des raisons idéologiques, culturelles, sociales. En un mot des raisons de pouvoir. Elle est socialement inique, injustifiée, mensongère (à la différence de la France, il n’y a pas de statistiques sur la diffusion du loup en Italie et « officiellement » leur nombre est resté égal à 1000 pendant vingt ans, alors que même dans le monde lupophile on estime cette population à 2-3000 individus minimum). Le loup avance dans l’ensemble de l’Italie, sauf en Sardaigne et en Sicile parce qu’il serait évident qu’il y aurait été importé. Le loup avance dans toute l’Europe et il n’a pas besoin de protection. Et s’il a besoin d’être tenu et contrôlé c’est pour le protéger de l’hybridation. Par contre ce sont les systèmes pastoraux avec toutes leurs valeurs de diversité biologique et culturelle qui ont besoin de protection.

Les lois qui défendent le loup sont iniques et polluées par un parti pris idéologique qui en sape la légitimité juridique et couvre l’égoïsme et l’arrogance des classes dominantes et de leurs appendices intellectuels-scientifiques.

Dans ce contexte, les appareils médiatiques du pouvoir financier et les organisations écolo-animalistes garantissent le soutien subalterne de la petite bourgeoisie urbaine de masse (hypnotisée par les idéologies écologistes et « progressistes »). Le peuple « rustre », non conditionné et rendu ignorant par des systèmes de scolarisation liée au contrôle social et non pas au développement humain (comme le disaient Don Milani, Pasolini, Illich) est encore capable de réagir (de manière politiquement incorrecte).

Du reste on ne peut pas ignorer que les têtes de loups coupées (et les carcasses pendues sur la place publique de certains villages) aient été la seule forme de protestation ayant (un peu) secoué les politiques et les organisations agricoles en Toscane. Ce n’est qu’après la série de loups exhibés au bord des routes et sur les places publiques que les trois grands syndicats agricoles ont lancé une campagne de défense des éleveurs (voir la photo ci-dessous).

 

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Campagne "choc" des syndicats agricoles toscans en 2014 : " - la Maremme, terre & tradition -  défendons les élevages, défendons nos origines  - Campagne pour soutenir la lutte contre les prédateurs de troupeaux "

 

Les hypocrites crient au braconnage. Mais en Italie centrale il s’agit d’une résistance sociale à l’état pur. Le braconnage n’a rien à voir avec cela parce que celui qui veut faire disparaître un loup le fait en silence et sans s’exposer. A l’entrée de Scansano (pays du vin Morellino), près du rond point qui mène à la cave coopérative, il y avait eu un panneau de chantier fixé à coté de la tête de loup coupée.

 

 

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Février 2014, à Scansano (Maremme), une tête de loup avec un panneau type panneau informatif de chantier de construction visant spécifiquement le WWF et deux associataions animalistes (LAV & ENPA) qualifiés d' "Entreprises de destruction") 

 

Cet épisode est survenu après qu’on ait retrouvé dix carcasses (ou têtes) de loups sur les routes ou les places pour dénoncer l’immobilisme des politiques qui font semblant de croire qu’en Italie le loup est toujours au bord de l’extinction alors que les éleveurs, les chasseurs, les habitants des zones rurales et de montagne savent très bien que les meutes augmentent en nombre et en taille. Bien que des centaines de loups soient éliminés chaque année, l’espèce continue son expansion et son aire se rapproche toujours plus des villes, des côtes et des plaines (les risques de personnes blessées par les loups ou de présumés loups augmentent également). Mais on préfère mettre la tête dans le sable pour ne pas heurter la sensibilité des organisations comme Lav, Enpa, Legambiente, WWF (habiles machines à faire du fric).  Les institutions ne se soucient pas du tout des élevages qui ferment à cause des loups. Il suffit que les éleveurs, les bergers, les montagnards sortent de scène en silence et sans faire de vagues.

 

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La tête de loup coupée à Scansano n’est qu’une parmi tant d’autres. A Visso, en janvier 2011 (une localité de la Province de Macerata dans les Marches très importante pour le pastoralisme des Apennins et qui a donné son nom à la race ovine Vissana), une tête avait été laissée sur la nationale de la Valnerina (photo ci-dessus). Cette tête était adressée au maire et au président du parc des Monts Sibyllins sans autre revendication et message ensuite.

Il s'agit clairement d'un répertoire de protestations qu’Internet porte dans d’autres régions plus disciplinées comme le Piémont de la Maison de Savoie (où le doute subsiste sur le fait que l’épisode d’Ormea ne soit pas « spontané » mais une mise en scène). D’une certaine façon archaïsme et village global sont indissociablement liés.

Ces manifestations, bien qu’elles puissent attirer l’attention, risquent cependant d’offrir des alibis aux bien-pensants. Même quand elles sont spontanées. Il serait préférable d’organiser des protestations « à la française ». Par exemple en portant devant les immeubles du pouvoir (sièges des Parcs, Préfecture, Région) des carcasses d'animaux dévorés par les loups, leurs chers loups qu’ils aiment et protègent tant. Et ce n’est certainement pas parce qu’ils aiment la « nature » étant donné qu’ils continuent le TAV (tgv Lyon-Turin) et d’autres travaux inutiles et dévastateurs et que dans l’environnement on continue de déverser toutes sortes de déchets toxiques du système industriel consumériste et capitaliste qui aime tant le rewilding. Etant donné aussi qu’il y a tellement d’autres espèces d’animaux sauvages (il y a des oiseaux, des amphibiens, des poissons en risque d’extinction) dont les politiques, les parcs, les verts ne se soucient pas le moins du monde.

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