Pour pallier au problème de la "mauvaise communication" des journalistes, des infos érronées véhiculées sur le loup et sur les grands prédateurs en général (notons cependant que les infos qu'on peut juger négatives sur la question sont majoritairement les plaintes des éleveurs rapportées dans la presse (souvent locale) ou celles de personnes qui ont perdu leur chien, leur âne ou leur cheval, etc...plus quelques rarissimes articles de journalistes qui s'interrogent sur la pertinence du retour du loup en zones anthropisées, comme par exemple Robi Ronza), le projet transfrontalier Life WolfAlps annonce une première formation spécifique pour journalistes .

Sur l'affiche on peut lire " Du chaperon rouge au projet Life WolfAlps " (le petit chaperon rouge est une histoire sexuelle sans aucun rapport avec l'animal, c'est bien connu).

Ces cours auront lieu à l'Université de l'Insubrie (Lombardie) le 25/03. Organisés par la Région Lombardie en collaboration avec le projet Life WolfAlps bien évidemment, l'Ordre des journalistes de la Lombardie et le Centre de recherche "Mass-média et société : histoire et critique de l'opinion publique".

 

Sur la page de Life WolfAlps, l'introduction dit ceci  : " On entend tant d'histoires sur le loup, certaines sont vraies, d'autres très fantaisistes, d'autres encore ont des tonalités alarmistes et inquiétantes. Alors comment faire face à "l'urgence" de la communication liée à l'expansion naturelle des populations de loups en Italie ?"

Bref, après des décennies d'éducation/formation de l'opinion publique, il semblerait qu'il y ait urgence à former aussi les journalistes. Une fois bien formés/formatés par des scientifiques et des pros de la comm., les journalistes sauront mieux comment rapporter les questions de "cohabitation", prédation, désespoir des éleveurs d'une manière juste, non alarmiste, et surtout "scientifiquement correcte" ! Il s'agit probablement de ne plus porter préjudice à la belle image des grands prédateurs qui se heurte trop violemment à la réalité de ceux qui "cohabitent" (mal et contre leur gré). Les photos gores de brebis massacrées, de poulains avec les tripes à l'air ou bien de chiens dont il ne reste guère que la tête et la queue qui s'étalent sans pudeur dans la presse, ça commence à faire tache.

 

 

Affiche formation

 

 

---------------------------------------------------