Traduction d'un article paru sur le site Ruralpini, rapportant la réaction de Giancarlo Moioli -spécialiste de la prévention anti-incendie - face à ceux qui accusent les "armées" de brebis d'un délit de destruction florale.(propos de G Moioli précédés d'une reflexion de Michele Corti, Universitaire de Milan et auteur du site)

 

pecore antincendio

La pecora "puzza", l'orchidea è bella ed elegante. Il decandentismo narcisista e classista si è spostato dal mito letterario a quello pseudo naturalista ricreando idoli e tabù e affermandosi ideologicamente anche in contrasto con la tutela effettuale della biodiversità e dalle calamità naturali.

http://www.ruralpini.it

 

La brebis "pue", l'orchidée est jolie et gracieuse. La décadence égotique et de classe s’est déplacée du mythe littéraire à celui pseudo naturaliste, recréant des idoles et des tabous, allant même jusqu’à se positionner idéologiquement à l’encontre de la protection de la biodiversité et de celle contre les calamités naturelles. 

Les "naturalistes", partisans d’une conception du monde où l’homme est un "dérangement" à faire disparaître, exagèrent. Si leurs idées nihilistes ne rencontrent pas d’opposition c'est que pour le régime néolibéral ces idéologies sont un excellent dérivatif. Mieux vaut se concentrer sur le panda, sur l’ours, sur l’orchidée que sur les problèmes de toxicité environnementale liées à l’agriculture industrielle, à l'industrie chimique, à tout ce qui fabrique plus de mort et de pollution que de richesse. Mieux vaut s’en prendre à des citoyens tels que les paysans, les bergers, les chasseurs (espèce en voie de disparition) plutôt qu’aux lobbies.

Giancarlo Moioli est depuis de nombreuses années employé au service anti incendie des forêts. Il est technicien agricole de la Communauté Montagnarde Val Seriana et l’auteur de l’un des rares projets de pâturage pour la prévention des incendies en Lombardie. Des  projets qui ne sont pas soutenus ni financés puisque les brebis ne font pas de business. Elle permettent d’économiser de l’argent.
un projet mené malgré de nombreuses difficultés et obstacles. Il est donc des plus compréhensible qu’il réponde comme suit aux critiques habituelles des verts parlant de  hordes de brebis dévastant le Mont Cereto – quasi comme si elles le faisait s’effondrer -  et qui…horreur, horreur, mangent les précieuses orchidées

 Il n’y pas que les orchidées qui disparaissent à cause des incendies et de l’embroussaillement,  mais la biodiversité animale et végétale et il est incontestable que la diversité de plantes spontanées, insectes, oiseaux des pâturages utilisés de façon extensive est bien supérieure à celle des superficies abandonnées au mythe déformé et décontextualisé de « notre Amazonie » à recréer comme une espèce de Suisse miniature par rapport à l’originale.

 

Irrité par ces attaques contre les "armées de brebis" qui dévasteraient le Mont Cereto, Giancaro Moioli répond ceci:

 

Attention : un nouveau cycle de risques élevés de feux de forêt se profile :

C’est un fait que ces trois dernières années les incendies ont globalement  diminué, grâce à une pluviosité importante bien distribuée et à l’enneigement ainsi qu’à l’intervention rapide d’hélicoptères dés la première alarme. Mais l’histoire est faite de cycles; les experts régionaux, déjà lors de la réunion de Novembre 2009, ont affirmé que nous sommes maintenant à la fin d’un cycle positif et que nous allons bientôt repartir dans des années difficiles. Ils recommandent donc tout ce qui peut permettre une prévention efficace.

Le coût environnemental et économique des incendies, en terme de production de CO2, d’émission de particules, de destruction de l’écosystème, de consommation de carburant pour les moyens aériens de lutte est porté par la collectivité.

Jusqu’à présent, les troupeaux ovins, même s'ils ont mangé quelques bouquets de la flore spontanée, ont aussi produit de la viande de très bonne qualité (de plus en plus demandée par les consommateurs), ils ont fertilisé les essences herbacées, arbustives et arborées (même un profane peut voir comment le maquis du Cereto a repris de la vigueur au cours des dix dernières années).

Nous pouvons nous aussi parler en montrant des photos, comme il est d’usage de le faire pour les fleurs.

 

 

 

 

(photos): Le pâturage limite l’expansion de Molinia arundinacea, espèce agressive qui a tendance à recouvrir des versants entiers. Plante à port haut avec tige très lignifiée; elle provoque au niveau du terrain une accumulation de nécromasse difficilement et lentement dégradable pouvant amorcer un incendie et crée une épaisse couche empêchant l’apparition d’essences moins vigoureuses.

 

Des études de terrain sur la biodiversité végétale et animale plaident en faveur de la présence des brebis

Ces documents sont connus du public,  il s’agit d’un travail de thèse de l’Université de Milan, une étape préliminaire pour reconnaître l’activité de pâturage expérimental comme moyen actif de prévention des incendies.

 Dans cette étude, dans les relevés et observations accompagnant la thèse, il a aussi été démontré un retour bénéfique et une croissance de certaines espèces animales sauvages qui avaient abandonné le milieu (lièvre, perdrix, chevreuil, cerf) et trouvent maintenant de l’herbe verte même pendant l’hiver (elle n’est plus étouffée par ce tapis lignifié), ainsi que de nombreux insectes  et même des oiseaux saprophages.

En bref : il ne s’agit pas d’un appauvrissement mais d’un enrichissement général de la biodiversité (2010 a été proclamée année mondiale pour la conservation de la biodiversité)

 

Problèmes limités d’érosion sur le site de parcage (pour d’évidentes raisons logistiques) mais les floraisons ne sont pas compromises

Concernant les espèces à fleurs, en plus de signaler que le pâturage des ovins n’est pas étendu à l’ensemble du Mont Cereto, on note que la brebis enlève partiellement la partie végétative mais jamais les bulbes, rhizomes, etc.; en effet on peut toujours observer les floraisons dans les espaces où les brebis ne pâturent pas mais aussi dans ceux où elles ont déjà pâturé et où la repousse permet une floraison tardive.

Pour ce qui concerne l’endroit servant fréquemment au parcage nocturne, malheureusement le seul endroit moins pentu, il est vrai qu'il y a eu un peu d’érosion mais il est vrai aussi que ce lieu coïncide avec l’ancienne carrière de spolverì, une poudre abrasive utilisée autrefois pour nettoyer et dégraisser les casseroles.

Par contre,  je constate ce qui a aussi été maintes fois signalé par les gardes environnementaux : le passage répétitif des motos tout-terrain qui montent et descendent en suivant les traces des ovins, cachant ainsi leurs dégâts en les faisant passer pour ceux des animaux.